• Ressources bibliographiques

    Voici une sélection d'ouvrages que j'ai aimé dévorer lors de mes recherches pour écrire mon roman : "La Fille des embruns".

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    Commune en France : la métamorphose de Plozévet

    Edgar Morin, éd. Fayard; prem. édition 1967

    Imaginez l'enchantement que cela a été de découvrir ce livre !

    Lorsque j'ai l'idée de "La Fille des embruns", une année s'impose à mon inspiration : 1967. Pourquoi ? Je ne le sais pas. L'inspiration peut être très arbitraire. Ensuite, il faut assumer. Or moi, je ne connais rien à la vie en 1967. Bien sûr, j'ai glanné depuis l'enfance les récits de mes parents, de mes oncles et tantes, de mes grands parents. Mais au moment où j'entamme le travail sur ce roman, je n'ai de cette époque qu'une idée vague et une sorte de romantisme nostalgique. Je pense aux robes trapèze, à Sheila, j'imagine des écoles tenues par les religieuses. Cela ne va pas beaucoup plus loin.

    Je me mets alors en quête de sources, en songeant que le mieux aurait été de pouvoir voyager dans le temps et de passer une année en 1967, dans une bourgade du Finsitère semblable à celle dans laquelle se situera mon intrigue.

    Le premier ouvrage sur lequel je tombe est celui-ci.

    Edgar Morin a passé une année entière dans la ville de Plozevet (Finsitère), avec son équipe de chercheurs, en 1966 et en a fait le rapport exhaustif dans ce livre.

    Ce compte rendu est presque plus précis encore que ce que voyager dans le temps m'aurait enseigné sur cette époque, sur ces gens, sur le Finistère des années 1966/1967. Un miracle, ou presque !

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    Jeune femme en Bretagne - Années 1960

    Eliane Dumont-Faucon, éd. Sutton; prem. édition 1977

    Un récit sous forme de tranches de vies d'une femme des années 1960.

    Cet ouvrage m'a plongée au plus proche de ce qu'étaient le quotidien, les préoccupations et les aspirations d'une jeune femme de cette époque. Ce qui m'a permis de nourrir les personnages de Lisa et de ses amies, partidculièrement. Mais aussi, par extansion, ceux des autres femmes de Rosguirion, dans "La Fille des embruns".

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    1914-1959, histoire d'une commune léonarde

    Hervé Farrant, éd. Label LN; prem. édition 2012

    Depuis le tout début, je savais que l'intrigue de "La Fille des embruns" se situerait dans le Finsitère, et plus précisément dans le Léon : cette zone géographique qui s'étend de Brest au Queffleuth, à l'est de Saint-Pol de Léon, en passant par les Monts d'Arrée.

    Plus grossièrement, donc, je dirais que le Léon est la zone au Nord Ouest du Finistère.

    Entre les différentes parties du Finistère, l'expérience et les mentalités peuvent connaître des différences plus ou moins légères, visibles à l'époque de mon roman : les tenues vestimentaires, la langue, l'activité agricole, pour ne citer qu'elles.

    Et jusque-là mes sources illustraient davantage la vie du Finistère sud. Il me fallait de quoi observer le Finistère Nord.

    Et j'ai trouvé mon bonheur avec cet ouvrage extrêmement détaillé, agrémenté de nombreuses images, qui m'a permis de m'immerger dans la vie de Ploudalmézeau, dans le Léon, donc, au début et jusqu'au milieu du XXe siècle.

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